Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, pointe du doigt le manque de coopération des alliés européens et des membres de l’OTAN dans la guerre contre l’Iran, et a déclaré d’un ton acerbe que l’Europe dépend plus que l’Amérique du pétrole provenant à travers le détroit d’Ormuz. Il a souligné que l’idée d’être alliés est une voie à double sens.
Lors d’une conférence de presse conjointe vendredi avec le commandant de l’armée américaine, Dan Keen, Pete Hegseth a prétendu que Téhéran aurait « l’opportunité de conclure un bon accord », sans évoquer toutefois que les ambitions illégales et le comportement arrogant des États-Unis sont à l’origine de nombreuses crises à travers le monde, particulièrement en ce qui concerne la guerre contre l’Iran.
Le secrétaire américain à la Guerre a prétendu qu’avec la saisie de deux navires de la soi-disant « flotte fantôme » iranienne, ayant quitté les ports du pays avant le début du blocus, le siège des États-Unis contre l’Iran serait devenu mondial.
Cela intervient alors que l’Iran a réitéré à maintes reprises que la poursuite du blocus maritime constitue une violation flagrante du cessez-le-feu conclu grâce aux efforts du Pakistan et d’autres pays tels que l’Égypte et la Turquie.
Quant aux navires saisis par les forces armées iraniennes ces derniers jours, Pete Hegseth a prétendu : « Les navires saisis par l’Iran ne sont ni américains ni israéliens, mais des navires choisis au hasard».
⚠️ Les prix du diesel ont bondi de 55 % (Europe 1 165 € la tonne) en seulement 10 jours après le début de la guerre imposée par les États-Unis et Israël contre l'Iran:
— Press TV Français (@fr_presstv) March 11, 2026
🔺 La fermeture du détroit d'Hormuz a retiré environ 3 à 4 millions de barils de diesel du marché chaque jour pic.twitter.com/uLbCr8d98F
Reprenant les allégations de Donald Trump, maintes fois démenties par les faits, Hegseth a prétendu que le temps ne joue pas en faveur de l’Iran et que les États-Unis maintiendraient le blocus maritime aussi longtemps que nécessaire.
Poursuivant ses critiques contre les pays européens ayant refusé de rejoindre les opérations d’agression contre l’Iran, Hegseth a ajouté que cela ne devrait pas être uniquement la guerre des États-Unis, d’autant plus que l’Amérique disposait, selon lui, des ressources abondantes en énergie.
Dans la foulée de ses tentatives pour rallier l’Europe à l’approche belliciste de la Maison-Blanche, il a dit : « Les Européens ont plus besoin du détroit d’Ormuz que nous. Peut-être devraient-ils arrêter de parler et monter à bord. Être alliés est une voie à double sens».
Ces propos illustrent clairement la fracture transatlantique au sein de l’OTAN. L’agence Reuters a rapporté vendredi que les États-Unis chercheraient à suspendre l’adhésion de l’Espagne, principal opposant européen à la guerre contre l’Iran, et à modifier leur politique concernant les îles Malvinas (Falkland) sous contrôle britannique.
En fin de compte, le secrétaire américain à la Guerre, déjà vivement critiqué pour son manque d’expérience militaire, a ignoré les documents historiques en utilisant un terme falsifié pour désigner le « golfe Persique ».